Dans cette petite ville, ou l'electricitè est encore fournie par un gènerateur a diesel, pullulent pourtant les hotels et les agences de voyage proposant toutes le même tour: a savoir jouer a Tarzan dans la jungle en observant en 2 jours le maximum d'animaux "sauvages". Malgre leur slogans "responsable" ou "ecologique", on constate deja qu'un cycle vicieux s'est mis en place. A titre d'exemples, certains proposent de nager avec les dauphins roses, or le contact avec les humains les met en danger et n'a rien de respectueux (risque de transmission de maladie, modification de leur comportement etc). D'autres apprivoisent en les nourrissant, singes ou serpents, pour faire le spectacle. Ainsi on nous a raconte que certains singes se roulent par terre, comme des enfants capricieux, lorsque les jeep s'eloignent, car ils savent que c'est le garde manger qui s'en va.
Tous ces exemples nous ont permis de comprendre que l'Amazonie ne se resume pas aux animaux de la jungle mais qu'elle possede aussi des ressources de subsistance pour l'etre humain. Aux yeux de Javier, le coordinateur, ce projet est complementaire des autres offres touristiques. Même si a l'heure actuelle, les revenus tires de cette activite sont minimes pour les communautes, les benefices en termes d'estime de soi, et d'echange culturel sont importants. D'ailleurs le projet est en train de se developper et l'offre devrait s'etoffer rapidement.
Depuis le cyber cafe on entend differents voyageurs raconter leur aventure et enumerer les animaux qu'ils ont vu. Même si nous aussi on aurait bien aime voir des piranhas ou pumas, on ne regrette pas le choix qu'on a fait, qui nous semble plus responsable. Et puis la jungle c'est dangereux d'abord!